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Actualité
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« L’argent, s’il ne vous apporte pas le bonheur, vous aidera au moins à être malheureux dans le confort. »
– Helen Gurley Brown
Génération Z : que devons-nous faire avec leur « cash »?
D’entrée de jeu, la pénurie de main-d’œuvre frappe de « plein fouet » les entreprises québécoises. Donc, les PME sont forcées à ouvrir leurs portes à une nouvelle classe d’employé, soit celle de la génération Z. En effet, plusieurs de nos « ados » rejoindront les rangs de la main-d’œuvre sociétaire cet été. Conséquemment, comment doivent-ils se prendre pour accumuler un patrimoine et faire fructifier leur capital ?
De prime d’abord, la question semble facile, cependant, elle est plus complexe que l’on peut anticiper. Premièrement, nous sommes parents, gardiens de leur fortune personnelle, nous voulons instaurer des objectifs et une vision personnalisée, qui sera tributaire de leur qualité de vie actuelle et future.
Bien entendu, lors de la réception de leur premier chèque de paie, il se peut que certains s’obstinent puérilement pour une évacuation immédiate des liquidités de leur compte-chèques: les bénéficiaires étant tous les « bébelles » et « gugusse » de ce monde. Pour remédier à cette situation, il s’avère utile qu’un parent se transforme temporairement en un vieillard radin, grognon et refuse de se laisser aller à l’esprit de la célébration de Noël !
Trêve de plaisanteries, après quelques vérifications auprès de la loi de l’impôt, vous seriez surpris d’apprendre et de constater que nos options sont sensiblement limitées. D’abord, le législateur impose un âge minimal sur quelques des programmes qui pourraient nous aider. Ensuite, les ouvertures de compte, chez certaines institutions financières, peuvent être « bric-à-brac ». Certes, voici une courte liste, des stratégies à considérer, avant et après l’âge de 18 ans :
Compte d’investissement non enregistré
Avant l’âge de 18 ans : vous pouvez conduire un véhicule, vous engager dans les forces armées Canadienne (mourir pour votre pays), exercer des responsabilités importantes à ce qui a trait à votre emploi, mais il est impossible d’ouvrir un compte non enregistré et investir des liquidités. Trouvez l’erreur ?
Je comprends que le législateur avait comme objectif, à l’époque, d’éviter le fractionnement de revenu parmi les familles les plus nanties et aisées de notre société. Certes, l’âge minimum de 18 ans, c’est une mesure pénalisante pour les jeunes « ados » de la classe moyenne, qui espèrent et exigent des rendements supérieurs au taux préférentiel de la Banque du Canada.
CELI/CELIAPP
Selon Olivier Brabant, Directeur en fiscalité chez HNA S.E.N.C.R.L. : « Jadis, il fut important d’établir un âge minimum pour le CELI. Si le CELI avait été disponible pour les moins de 18 ans à l’époque, ça aurait favorisé les familles plus aisées. Indéniablement, nous aurions été témoins à une prolification des « fiducies familiales non imposables ».
La limite d’âge de 18 ans, expliqué dans le contexte de la loi à l’époque, nous permet de comprendre l’objet de la loi. Certes, aujourd’hui, la conjoncture économique a changé. En revanche, nous devons nous adapter en conséquence.
Selon Alexis Paquin, étudiant à l’UQO et auteur de la chronique « Le CELIAPP et les jeunes » : « la crise du logement risque de perdurer encore quelque temps et il faut continuer à chercher des solutions pour aider les jeunes ». Considérant que le prix moyen des maisons au Canada est 535,000$, je crois qu’ils vont avoir besoin d’un petit « coup de pouce », non ?
J’invite le législateur à revoir la limite d’âge de 18 ans et, conséquemment, permettre aux « ados » qui travaillent de choisir une formule hybride, leur permettant de contribuer au CELI ou au nouveau CELIAPP, dès 2023
REER
Il n’y a pas limite d’âge pour le REER. Donc, un mineur peut faire une contribution jusqu’à 18% de son revenu gagné de l’année passée. Il ne faut pas oublier qu’il existe un crédit de base, avec bonification, donc lorsque nous appliquons le crédit de 15%, votre enfant doit avoir payé plus de 2,071$ en impôt, pour pouvoir recevoir un remboursement, lors d’une cotisation à son REER.
Nonobstant le passage ci-haut, un mineur peut contribuer à un REER, sans déduire le montant dans sa déclaration de revenus. En fait, il peut différer ses déductions REER, jusqu’au moment où, son taux marginal d’imposition est supérieur. Cette mesure lui permettra d’empocher, un remboursement plus intéressant dans le futur.
REEE
Les nouvelles mesures sont très intéressantes : vous pouvez faire des cotisations jusqu’à 50 000 $ par enfant. II n’y a aucune limite, par année, pour cotiser au REEE. Malheureusement, les seuls contribuables qui peuvent verser des cotisations sont les souscripteurs et le gouvernement, via les subventions REEE et les bons d’études. Il serait logique de permettre que le(s) bénéficiaire(s), d’un régime individuel ou familial, puissent contribuer dans leur propre régime, et ce, selon une formule prescrite.
Travailleur autonome : avez-vous accès au beau gros cadeau ?
Le législateur canadien donne aux propriétaires des PME plusieurs avantages, incluant un cadeau, qui pourrait atteindre jusqu’à 237,865$ en économies d’impôts. Le travailleur autonome, hybride, mi-particulier & mi-entreprise, peut-il profiter, lui aussi, de la « cerise sur le sundae » ?
Indéniablement, la réponse à cette question est oui. En effet, le travailleur autonome peut tirer avantage d’un allégement d’impôt lors de la vente de son entreprise. Cependant, il doit rencontrer plusieurs critères et conditions, incluant ceux reliés à la vente d’une action d’une société. C’est-à-dire, vous devez être en possession des actions de votre PME, donc l’incorporation est nécessaire, pour pouvoir utiliser cette déduction.
Selon Olivier Brabant, directeur en fiscalité, chez HNA S.E.N.C.R.L.: « beaucoup de travailleurs autonomes croient qu’il faut s’incorporer 2-3 ans avant de vendre sa pratique professionnelle pour bénéficier de la déduction pour gain en capital. C’est complètement faux, on peut s’incorporer immédiatement avant de vendre et quand même bénéficier de cette déduction ».
Pour mieux comprendre la mécanique, en voici un exemple : Michel est un consultant en informatique et il exploite son entreprise en tant que travailleur autonome depuis 20 ans. Malheureusement, il a des problèmes de santé et il songe à prendre sa retraite immédiatement. Michel, président de l’association des consultants en informatique, a rencontré un jeune, professionnel & dynamique, qui serait intéressé par l’acquisition de l’entreprise de Michel. Ce dernier cherche à diminuer son fardeau fiscal et selon ses lectures en ligne, il aimerait profiter de la « DGC ».
Dans cet exemple, la première étape est d’incorporer une société au bénéfice de Michel. En effet, il recevra des actions de sa nouvelle société, condition nécessaire pour accéder à cette déduction. Ensuite, nous allons rouler/transférer ses actifs, qui sont sous son nom personnel, à sa nouvelle société. Le transfert d’actifs n’est qu’une modification de valeur comptable, donc il n’y a pas d’impôt à payer maintenant.
Michel n’a pas à attendre deux à trois années avant de prendre sa déduction et par ricochet, sa retraite. Le législateur a inclus, dans son libellé, des dispositions, qui permettent à Michel de respecter l’une des conditions importantes de la « DGC », soit celle du délai et du critère de détention.
Stagflation: « n’enfouissez pas la tête dans le sable »
L’inflation grimpe en flèche. Les données pour le mois de mai sur l’inflation ont montré que les hausses de prix se sont accélérées de façon inattendue. En effet, les prix à la consommation ayant augmenté de 8,6 % d’une année à l’autre, soit le taux le plus élevé depuis 1981. Les données sur le climat de consommation publiées vendredi matin ont été à un niveau record, l’inflation ayant pesé sur les ménages nord-américains.
L’indice des prix à la consommation (IPC) nous offre un aperçu sur la recrudescence inflationniste. Bien entendu, elle offre une nouvelle façon d’analyser notre conjoncture économique. Certes, l’indice en question s’est accéléré de façon inattendue pour afficher une hausse annuelle de 8,6 % en mai, après une hausse de 8,3 % en avril. Il s’agit de la plus grande augmentation depuis 1981. En revanche, nous battons des records et par ricochet, nous avons éliminé l’ancien pinacle qui datait de 41 ans.
La hausse des prix menace les dépenses de consommation – le principal moteur de l’activité économique au Canada ainsi qu’aux États-Unis – qui deviennent, sans faute, de plus en plus inabordables. De plus, l’inflation commence à se faire sentir auprès de nos compagnies nord-américaines. De toute évidence, celle-ci affectera leurs marges de profits et il risque d’avoir d’importantes mises à pied dans un avenir prochain. De fil en aiguille, naturellement, nous allons commencer une période prolongée de faible croissance.
En somme, pour les investisseurs, nous sommes dans un nouveau paradigme. Concrètement, la Stagflation n’est pas nécessairement une mauvaise situation pour un investisseur. Il demeure qu’il y a plusieurs opportunités d’affaire, cependant vous devez être vigilant, consciencieux de l’excès de confiance de certains secteurs et finalement, éviter les tendances particulières, des industries, qui ont le mieux performées.
Tsunami sur le littoral financier
D’emblée, la trame de nos décisions économique n’échappe pas à la citation apocryphe d’Antoine Lavoisier : « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Le malaise économique ressenti sous forme d’une inflation galopante n’est aucunement transitoire. Tôt ou tard, nous devons tous payer « le joueur de cornemuse ».
En revanche, il est impératif et judicieux d’analyser notre propre situation financière et fiscale pour s’adapter à une nouvelle conjoncture économique qui, désormais, persistera pendant plusieurs années.
Nous avons tous une hypothèque et c’est l’une de nos plus importantes dépenses mensuelles. Cette dépense comporte un taux d’intérêt qui peut soit augmenter où diminuer selon plusieurs facteurs. L’hypothèque à taux variable, d’une durée de 5 ans, est de loin la plus commercialisée par notre industrie bancaire. Certes, celle-ci demeure l’hypothèque la plus sensible à une augmentation du taux directeur de la Banque du Canada.
Historiquement, le contrôle de l’inflation sociétaire est fortement corrélé avec des augmentations des taux d’Intérêt de nos banques. En revanche, si le gouverneur de la Banque du Canada augmente le taux directeur de 50 points de base, l’impact se matérialisera directement sur votre hypothèque. Indéniablement, il y aura une revalorisation de votre paiement mensuel.
Voici un exemple pour mieux comprendre. Une hypothèque à taux variable 5 ans, paiement ajustable avec un taux d’intérêt de 2.2%, soit le taux préférentiel moins un pourcentage discrétionnaire. Donc, si vous avez une hypothèque de 250,000$, avec un amortissement de 25 ans, votre paiement mensuel sera environ 1083$.
Par conséquent, lorsque vous allez renouveler votre hypothèque, vous serez sujet à un nouveau taux d’intérêt. Celui-ci sera la réflexion de notre politique monétaire actuelle et courante. Considérant que la moyenne des variables, depuis 25 ans, est de 4.47%, avez-vous l’étendue budgétaire pour payer un solde hypothécaire mensuel de 1,380$ ?
Il semble que pour plusieurs de nos compatriotes, la réponse à cette question est non. En référence, je vous invite à faire la lecture des chroniques de Gérard Bérubé du Devoir : Stress inflationniste & l’insolvabilité en éveil.
Dans sa chronique qui s’intitule l’insolvabilité en éveil, il serait question de l’accroissement du nombre de dossiers en insolvabilité. Est-ce une nouvelle tendance ou une simple aberration des statistiques mensuelles ?
De fil en aiguille, dans sa chronique gémelle, Stress inflationniste, Frédéric Lachance fait le point sur la situation actuelle. Selon Frédéric Lachance, syndic autorisé en insolvabilité au bureau de MNP à Montréal: « La crise de l’abordabilité, alimentée par l’augmentation du coût de la vie et des taux d’intérêt, accentue la pression financière ».
En somme, plusieurs croient qu’il est impossible d’augmenter les taux d’intérêt, car l’impact sur notre économie serait irrécupérable. J’aimerais simplement ajouter : si nos gestionnaires en matière de politique fiscale ont à choisir entre la santé et la sécurité financière de nos entreprises par rapport à celle d’une industrie ou même celle de votre unité familiale, devinez quel sera l’ordre de collocation ?
Quand ton voisin te demande : « c’est quoi qui se passe avec les marchés ? »
Il s’avère plutôt rare que je fasse les petites courses familiales. En fait, ma conjointe est une « chercheuse à rabais » professionnelle donc elle ne veut pas que j’empiète sur son terrain de jeu. Conséquemment, malgré mes promesses, je demeure loin de la velléité de vouloir harceler la caissière au supermarché avec des « price match ».
Certes, même pour le profane, il fut relativement facile de déceler l’augmentation fulgurante des prix de la nourriture dans les labyrinthes du supermarché. Une fois terminée ma promenade, pour couronner le tout, un « gaz bar » parallèlement juxtaposé a la sortie du magasin. Bien entendu, comme vous, je me réserve un tout petit peu de scepticisme à ce qui a trait à l’essor ressent du prix du pétrole. Malheureusement, nos prix de 2$/litres seront imprégnés dans mon cerveau, en rouge fluorescent, et ce, à tout jamais !
Une fois à la maison, portant mon sac d’épicerie inflationniste en main, essayant de décompresser quelques minutes, un voisin s’empressa de crier : « Dubé, c’est quoi qui se passe avec les marchés ? ». J’ai concocté une réponse semi-sarcastique, lui disant de ne pas s’inquiéter, car les marchés boursiers sont ouverts chaque jour.
Dans le même ordre d’idée, voulant consoler mon voisin, j’ai débuté la rédaction de cette chronique. En revanche, il y a deux thèmes opposés sur le marché actuel. À vous de déterminer ce qui correspond à votre analyse :
De prime d’abord, le prix des actions et de leurs cours/bénéfice commence à devenir intéressant. En effet, avec cette correction boursière, les moyennes des prix ont chuté et il est le temps de commencer à vouloir examiner la possibilité d’acheter ou racheter vos gestionnaires préférés. Restez à l’affut du fait, que nous sommes dans une période inflationniste. Conséquemment, il y aura d’autres augmentations des taux d’intérêt. Suivez votre plan financier et celui-ci vous protègera des turbulences boursières.
Ensuite, la capitulation des marchés n’a possiblement pas encore vu la « lumière du jour ». Celle-ci se produit lorsqu’il y a d’importants mouvements baissiers sur les marchés, concomitants, avec un sentiment négatif et pessimiste des investisseurs. En autres mots, il se peut que les marchés continuent à diminuer et nous n’avons pas atteint notre plancher proverbial. Selon plusieurs des analystes professionnels, ils ne prévoient pas encore la capitulation boursière se matérialiser à présent. Dans cette optique, appuyez-vous sur vos gestionnaires de portefeuille. Assurément, ils s’occuperont de vous, tout en vous accompagnant vers de nouveaux horizons financiers.
« Intérêts payés boss » ? Y’a pas de problème…
Premièrement, ces opinions sont purement académiques. Je vous encourage à consulter, soit un professionnel de la finance ou de la fiscalité. Idéalement, une combinaison des deux professionnels cités. Si vous avez besoin d’une référence, veuillez communiquer avec moi directement.
Vos intérêts, qui sont le résultat d’un prêt, pour une somme d’argent investi directement dans un actif, peuvent être déductibles. Certes, vous pouvez octroyer un prêt à une institution financière, l’investir directement dans des placements ou dans un immeuble locatif, et passer en dépense vos intérêts.
D’abord, il serait avantageux pour vous d’analyser votre situation financière pour évaluer la possibilité de déduire les intérêts. Ensuite, les autorités fiscales permettent la réorganisation de vos emprunts existants afin d’augmenter la possibilité de déduction de vos intérêts. Bref, vous avez le droit d’organiser vos affaires pour diminuer vos impôts payés.
Il s’ajoute une passerelle supplémentaire pour les entrepreneurs. En revanche, ceux-ci peuvent bénéficier du même traitement fiscal cité ci-haut, mais dans un contexte de génération de revenu d’entreprise. J’éclaircis mon commentaire : vous pouvez emprunter de votre compte en capital de société, acheter votre maison, renflouer votre compte en capital avec votre emprunt et déduire vos intérêts. N’oubliez pas d’envoyer vos cartes de Noël à Monsieur Singleton !
De plus, vous seriez intéressée de savoir qu’il existe un concept qui s’intitule la « mise à part de l’argent ». En espèce, c’est une technique d’isolement de vos dépenses admissibles, qui s’effectue à partir d’une marge de crédit, pour l’utilisation exclusive d’un revenu de bien ou d’entreprise. En autres mots, vous souscrivez à une nouvelle marge de crédit et vous rajoutez vos dépenses d’entreprise sur celle-ci. Immédiatement, les intérêts seront déductibles et votre surplus de « cash » pourra être affecté à d’autres utilités.
Un exemple classique est l’étudiante en médecine qui a fini ses études avec une dette personnelle de 150,000$. Son premier réflexe devrait être d’aller voir une institution financière et négocier une marge de crédit corporative. Ses revenus de la RAMQ auront pour fin la liquidation immédiate de sa dette personnelle. Par ricochet, ses dépenses d’affaires seront rajoutées sur sa marge de crédit corporative. Et voilà, vous transformer de l’argent non admissible à la déduction des intérêts, admissible et déductible.
